La méthanisation agricole de France rédige sa charte qualité

L’Association des agriculteurs méthaniseurs de France (AAMF) a défini une charte qualité qu’elle fait parapher par Stéphane Le Foll. Le ministre de l’agriculture a rappelé par ailleurs les objectifs de la France en termes de méthanisation.

La filière de méthanisation agricole se professionnalise de plus en plus à tel point de s’être organisée dans un premier temps en association via l’AAMF puis de mettre au point et de signer une charte qualité engageante. Les signataires de la charte s’engageant en effet sur 8 points forts qui permettent d’édicter un certain nombre de règles de best practices en la matière. L’AAMF estimant que la signature de la nouvelle charte permet de « démontrer la qualité du travail et du professionnalisme des adhérents par une meilleure maîtrise du process »

Un excellent signe pour le pays qui s’engage ainsi un peu plus encore dans la production de gaz vert, ce gaz issu de la méthanisation des résidus des exploitations agricoles en l’occurrence. Et il faut dire que le potentiel du pays est sur ce point des plus prometteurs avec des régions dans le centre ou le sud-ouest notamment dans lesquelles l’activité agricole demeure encore forte.

La profession attend plus du ministre de l’Agriculture

Un peu plus tôt dans l’été, l’AAMF s’est réunie pour son assemblée générale annuelle au ministère de l’Ecologie. Mais c’est Stéphane Le Foll qui a représenté le gouvernement. Le ministre s’étant même engagé lui aussi symboliquement en paraphant et en signant la charte. Le président de l’AAMF, Alain Guillaume, en a profité pour appeler de ses vœux à une plus grande implication du pouvoir politique quant au développement de la filière de la méthanisation agricole. L’AAMF a ainsi plaidé pour une plus grande simplification administrative de l’activité notamment sur les procédures d’appels d’offres pour des puissances supérieures à 500Kw. Autres points : la fiscalité et les tarifs que les agriculteurs méthaniseurs souhaiteraient voir plus attractifs.

Par ailleurs, selon l’AAMF, le développement de la filière doit également passer par un meilleur soutien du financement public, Alain Guillaume expliquant que « La Banque publique d’investissement (BPI) pourrait aussi contribuer aux financements ».

De son côté, le ministre a tenu à rappeler l’engagement pris par le gouvernement quant à l’objectif du nombre de méthaniseurs à mettre en place d’ici quatre années. Alors que leur nombre est passé de 50 unités en 2013 à près de 250 unités trois années plus tard, Stéphane Le Foll a indiqué : «On garde l’objectif des 1 000 méthaniseurs d’ici à 2020, il est important de rester mobilisés, […] on est dans les temps, mais juste».

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A propos de l'auteur Nicolas Villiers

Jeune journaliste économique PQR dans le sud ouest, Nicolas Villiers se lance dans la rédaction Web à la faveur du lancement du gaz.fr.

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