La facture énergétique risque de s’alourdir à l’approche de l’hiver. Dans un communiqué publié lundi 12 octobre, la Commission de régulation de l’énergie a annoncé une nouvelle progression du prix repère de vente du gaz naturel. Celui-ci atteindra 194,90 euros TTC par mégawattheure (MWh) au 1er novembre, contre 182,88 euros en octobre.
Cette augmentation de 6,6 % intervient après une hausse de 5,6 % en septembre, suivie de 6,3 % en octobre. En trois mois, le prix de référence du gaz aura ainsi progressé de près de 20 %.
Selon le régulateur, cette nouvelle évolution s’explique par la hausse des cours du gaz sur les marchés de gros en septembre par rapport au mois d’août. Seule la composante liée à l’approvisionnement évolue en novembre, tandis que les coûts d’acheminement et les taxes restent inchangés.
Tous les consommateurs ne sont pas concernés
La hausse du prix repère ne signifie pas que l’ensemble des abonnés au gaz verront automatiquement leur facture augmenter. Depuis la suppression des tarifs réglementés en juillet 2023, les fournisseurs commercialisent différentes offres dont les conditions tarifaires varient selon les contrats.
L’indicateur publié chaque mois par la CRE sert de référence pour comparer ces offres. Il influence directement les tarifs des contrats qui lui sont indexés, mais ne constitue pas un prix obligatoire pour les fournisseurs.
Les ménages ayant choisi une offre à prix fixe ne subiront donc pas directement cette augmentation. Selon les dernières données du régulateur, ils représentaient environ 40 % des consommateurs résidentiels de gaz à la fin de l’année 2025.
Pour les abonnés disposant d’une offre indexée sur le prix repère, la CRE estime que le surcoût atteindra en moyenne 12 euros TTC sur la facture de novembre. Son montant réel dépendra toutefois des caractéristiques du contrat et de la consommation de chaque foyer.
Une facture annuelle en hausse de 135 euros en moyenne
Au-delà de la seule augmentation prévue en novembre, les consommateurs pourraient constater un renchérissement important de leur facture sur l’ensemble de l’année.
D’après les projections de la CRE, les dépenses annuelles de gaz pourraient être supérieures de 11 % en 2026 à celles enregistrées en 2025, soit environ 135 euros TTC supplémentaires en moyenne.
Cette estimation repose sur l’hypothèse d’une relative stabilité des prix jusqu’à la fin de l’année. Elle pourrait donc évoluer en fonction de la situation sur les marchés énergétiques.
Au 30 juin 2026, la France comptait 10,23 millions de ménages disposant d’un contrat de fourniture de gaz naturel. Pour les consommateurs souhaitant limiter leurs dépenses, le médiateur national de l’énergie propose un comparateur indépendant permettant d’examiner les différentes offres disponibles.
Dans un contexte de remontée des prix, la nature du contrat souscrit devient ainsi un élément déterminant pour anticiper l’évolution des factures durant la saison de chauffage.




