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Gaz naturel au Mozambique : pour le FMI, l'exploitation doit réduire la pauvreté

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Alors que de gigantesques réserves de gaz naturel ont été découvertes au Mozambique, le FMI insiste sur le fait que son exploitation doit réduire significativement la pauvreté.

La population du Mozambique compte actuellement parmi les plus pauvres de la planète et l'exploitation prochaine du filon du gaz naturel a de quoi remédier en bonne partie à cette situation. C'est ce que rappelle le FMI dans un récent communiqué dans lequel il salue d'une part "les progrès dans le développement de méga projets de gaz naturel liquéfié dans la province de Cabo Delgado" tout en arguant de l'autre que le pays se doit de "construire des institutions plus fortes pour s'assurer que les revenus de tels projets transforment la vie des Mozambicains, en jouant un rôle significatif dans le développement durable et la réduction de la pauvreté".

Le Mozambique, futur exportateur de premier plan de GNL

Car pour rappel, des réserves gigantesques de gaz naturel ont été découvertes depuis 2010. Estimées à non moins de 5 000 milliards de mètres cubes, elles permettraient au pays englué dans une crise économique d'envergure de devenir rapidement l'un des tout premiers exportateurs de GNL au monde, d'ici 2025 à peine.

L'exploitation de ce juteux filon devrait rapporter de substantielles recettes à compter de 2022-2023, aussi le FMI plaide-t-il pour que la manne financière qui en découle profite bel et bien à la population. Il y a plusieurs dizaines de milliers d'emplois directs et indirects à la clé et la société comme l'économie tout entière peuvent tirer profit de ce trésor énergétique.

Si le FMI s'est fendu d'un tel communiqué, c'est en raison du fait que l'institution a déjà connu quelques démêlés avec le pays. Entre 2013 et 2015, le Mozambique avait fait parlé de lui pour le scandale dit de la dette cachée, le gouvernement avait signé pour 2 milliards de dollars de prêts secrets dévolus au financement d'une flotte de bateaux de pêche de même qu'un projet de surveillance de ses eaux territoriales.

S'en est suivi un autre scandale, lié à la corruption cette fois qui a valu de plonger le pays dans une de ses pires crises financières. Le FMI et la Banque mondiale avaient sitôt gelé toutes les lignes de crédits en cours.

Reste à voir à présent comme le Mozambique appréhendera d'une part la mise en garde du FMI et de l'autre la prochaine exploitation de son gaz naturel. Mais gageons que les erreurs du passé aient servi de leçon et que la population du pays bénéficie bel et bien de cet avenir énergétique pour le moins positif.  

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