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L'Algérie va augmenter sa production de gaz dès 2017

Gaz naturel Algérie
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A compter de 2017, l'Algérie va augmenter sa capacité de production en gaz naturel à travers plusieurs gisements. Une aubaine pour le pays et une bonne nouvelle pour l'UE.    

Avec de nombreux champs gaziers en cours d'exploitation, d'autres récemment découverts et d'autres encore dont la production devrait rapidement être à son maximum, l'année 2017 s'annonce prometteuse pour l'Algérie. Ce sont ainsi non moins de 9 milliards de mètres cubes supplémentaires qui seront très vraisemblablement extraits des sous-sols du pays dès l'année prochaine. Il s'agit pour le pays d'être encore quelque peu patient car cette hausse de la production est soumise au développement de trois projets en attente dans le sud-ouest du pays.

Dans le détail, le projet appelé Touat Gaz devrait produire non moins de 12,8 millions de mètres cubes de gaz par jour, celui de Timimoun près de 5 millions de mètres cubes par jour et celui de Reggane non moins de 8 millions de mètres cubes par jour. Par ailleurs, la grande compagnie nationale énergétique, Sonatrach, a fait savoir à la presse que de nouveaux gisements également très encourageants en termes de capacité de production ont été mis à jour sur trois sites dans le sud du pays.

Parallèlement, la production du site de Tiguentourine a retrouvé sa pleine puissance depuis 2013, époque à laquelle de terribles attaques avaient eu lieu. Un site qui produit à lui seul 9 milliards de mètres cubes par an.

L'UE se manifeste déjà

Les estimations de la production annuelle émanant de la Sonatrach sont des plus encourageantes pour le pays : 141 milliards de mètres cubes en 2017 pour passer ensuite à 144 milliards en 2018, 150 milliards en 2019 et plus de 165 milliards dès 2020. Une production conséquente qui est pourtant quelque peu ralentie pour l'instant, la faute à un manque d'investissements de compagnies étrangères. La raison ? la demande européenne et mondiale s'est quelque peu tassée, même si elle devrait repartir incessamment à la hausse. Autre point noir : la rentabilité. Le gaz étant partiellement indexé sur le cours du pétrole, son niveau tarifaire n'est pour le moment pas à son plus haut point. Du coup, les investisseurs ne se bousculent pas. Une situation qui devrait rapidement changer, l'Algérie verra à coup sûr de nouveaux acteurs proposer une injection de fonds car le cours repartira à la hausse d'ici quelques mois voire années et la demande augmentera. D'autant que l'Union Européenne incite l'Algérie à mettre les bouchées doubles sur sa production gazière en se positionnant par ailleurs comme un futur client de choix. On sait que l'UE cherche de nouveaux fournisseurs autres que Gazprom et avec le potentiel conséquent de l'Algérie, elle vient d'en trouver un de choix.

L'Algérie a par ailleurs d'ores et déjà fait savoir quelle augmenterait ses exportations vers l'Europe de l'ordre de 15% au cours de l'année 2016 pour atteindre la barre symbolique des 50 milliards de mètres cubes. 

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